Son œuvre de vie a consolidé les racines d’un Swiss made universel: ce designer devenu entrepreneur ajoute dès 1995 aux fleurons du Swiss made et sur les marchés du monde, la renaissance des marques Graham, Arnold & Son, Thomas Tompion puis, en solo, Ellicott.
Joël A. Grandjean, rédacteur en chef et éditeur JSH® Magazine & Swiss Watch Passport
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Après avoir dessiné pour quelques noms prestigieux tels que Patek Philippe, Piaget ou Corum, Pierre-André Finazzi fait venir en Suisse, à La Chaux-de-Fonds, les British Masters
L’exploit est de taille! En tout, quatre ‘énooormes’ noms horlogers, autant patrimoniaux que britanniques, sont implantés en terroirs horlogers suisses! À l’ère des influenceurs, il convient de rendre hommage à ceux qui, par leur impact, ont marqué le secteur horloger d’un «avant» et d’un «après.» Et ce que ce créateur féru d’esthétique et d’histoire a réussi à faire, au sortir de ses premières années comme bijoutier-joaillier diplômé de l’École d’Art de La Chaux-de-Fonds puis comme acteur irradié par l’incroyable envergure de Pierre-Alain Blum chez Ebel, relève du précédent!
Il n’est pas sûr qu’en 2026, preuve que le Swiss made connaît depuis deux décennies une phase d’érosion sans précédent, de tels grands noms prestigieux anglais s’encombreraient de «suisssitude» chaux-de-fonnière pour se relancer et se voir extirpés de leurs glorieux passés. Les temps ont changé, il est fort probable qu’à l’heure actuelle, ils resteraient en terres britanniques.
Le caractère visionnaire de cette épopée est d’autant plus à souligner que Pierre-André Finazzi n’a pas dit son dernier mot, en matière d’impact sur l’horlogerie suisse d’excellence…
D’ici là, il aura dessiné des modèles qui totalisent plus d’un demi-million de montres vendues, chez les débuts de Montblanc avec la collection Sport Meisterstück comme chez Aerowatch avec des pièces encore en catalogue.















